Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ber.dranreb04.overblog.com - montagne et rando

ber.dranreb04.overblog.com - montagne et rando

PHOTOS de MONTAGNE - RANDONNEE - PATRIMOINE - Randonnée Eté - Hiver - PHOTO Naturaliste et Patrimoniale - sites liés : ASPTT MONTAGNE Rando Digne et FFRANDONNEE 04 -

Publié le par Ber Dranreb
Publié dans : #INFOS, #PATRIMOINE - VILLAGES, #FAUNE, #ALPES DE HAUTE PROVENCE
ber.dranreb04.overblog.com
ber.dranreb04.overblog.com

RETOUR Accueil

ber.dranreb04.overblog.com
ber.dranreb04.overblog.com

La transhumance, du latin trans (de l'autre côté) et humus (la terre, le pays), est la migration saisonnière de bétail de la plaine vers la montagne ou de la montagne vers la plaine; On utilise ce terme , aussi ,pour les abeilles,transportées, d'une région florale à une autre, en fonction des conditions climatiques .

_______________________________________

LIENS vers un rapport sur la TRANSHUMANCE dans les années 1964

_______________________________________

on distingue deux types de transhumance :

  • La transhumance estivale (ou transhumance normale), qui est la montée dans les pâturages d'altitude comme les alpages, les « montagnes » (dans le Massif central), des troupeaux originaires des basses plaines (en Valais et en Vallée d'Aoste on parle d'inalpe, en Suisse romande on parle de poya).
  • La transhumance hivernale (ou transhumance inverse), qui est le fait de troupeaux de montagne, lesquels, l'hiver venu, fuient les rigueurs du climat montagnard en descendant vers les plaines tempérées (en Suisse romande et en Vallée d'Aoste on parle de désalpe).

En Europe, l'estive dure en général de fin mai à mi-octobre.

EN PROVENCE

_____________

La question des origines de la transhumance en Provence mobilise les historiens et les archéologues. Les grands déplacements de troupeaux de la plaine à la montagne avaient probablement disparu durant le haut Moyen Âge, faute de stabilité des conditions politiques (organisation territoriale et sécurité des chemins) et économiques (marchés pour écouler les produits des troupeaux) nécessaires à de telles entreprises.

Mais la découverte dans les années 1990 dans la plaine de la Crau de fondations de nombreuses bergeries datant de l'époque romaine et de l'âge du Fer laisse à penser que déjà dans l'Antiquité des troupeaux d'ovins transhumaient, corroborant Pline l'Ancien affirmant que dans "les Plaines-de-pierre" de la province Narbonnaise les moutons "par milliers convergent depuis des régions lointaines pour brouter".

Le balancement des troupeaux se remet en place dès avant le xiie siècle à l'initiative des communautés montagnardes, qui ne peuvent nourrir en bergerie des troupeaux importants durant les longs hivers, et vont chercher l'herbe des plaines. Les grands monastères (Abbaye Saint-Victor de MarseilleBoscodon…), les imitent dès le xiiie siècle en mettant en valeur leurs possessions dans le haut comme dans le bas pays, imités, à partir du xive siècle par les grandes familles nobles. Il s'agit alors d'une transhumance de la plaine à la montagne, avec des troupeaux de mille bêtes et plus.

Les archives du Comté de Nice font état de contrats passé au début du xive siècle, entre des montagnards et des éleveurs de basse Provence. Les premiers ayant rapporté au pays les troupeaux des seconds. C’est à partir de 1325 que l’on voit des éleveurs envoyer en commun de gros troupeaux (de près de 2000 têtes) vers les pâturages de haute montagne. Dans un premier temps, cette transhumance sera perçue par beaucoup comme de la concurrence pour les élevages de montagne (Musset, 1986). 

De nombreux actes notariaux parus après 1380 témoignent de ce mode de transhumance. Au xve siècle, la grande transhumance, réservée au siècle précédent aux troupeaux des grandes familles et des éleveurs riches, se démocratise. L’estivage des moutons devient massif. À partir de 1450 chaque année entre 40 000 et 50 000 moutons quittent Aix-en-Provence et ses alentours pour les alpages(Leydet, 1982). À partir de là, la grande transhumance ne cessera de s’étendre vers le nord.

 

ber.dranreb04.overblog.com
ber.dranreb04.overblog.com
Depuis le xixe siècle

___________________

À la fin du xviiie siècle la race Mérinos d’Arles (croisement du Mérinos espagnol avec la race Cravenne), très adaptée à une existence rustique, apparaît en France, la production ovine s’améliore.

Au xixe siècle le pastoralisme et la grande transhumance sont très importants. La rentabilité faible est contrebalancée par des troupeaux de grands effectifs. 400 000 moutons transhument de Basse Provence vers les hautes vallées des Alpes du Sud. La Crau et la Camargue, dont les sols sont pauvres, offrent de nombreux parcours loués à bas prix. Dans les garrigues de Montpellier, la céréalicultures et élevages extensifs de moutons sont associés. Les grands transhumants ont des phases de progression et de régression, liées, jusqu’au xixe siècle, à la demande en laine.

Dans l’intervalle des xixe et xxe siècles, on distingue, en France, trois périodes principales. Autour de 1850, la France atteint un pic démographique et l’élevage de mouton connaît un maximum.

Après 1860, alors que la laine est le principal produit de l’élevage ovin, la suppression des droits de douanes entraîne la chute du cours de la laine. En même temps l’urbanisation croissante induit une plus forte demande de production de viande. Ces deux phénomènes conduisent à une conversion de la production vers celle de la viande et à un fort recul de la production ovine (Coste, 1986).

Les gros propriétaires terriens réduisent les effectifs et se tournent vers d’autres cultures (notamment la vigne). De 1852 à 1955, le nombre de brebis mères passe de plus de 33 millions à seulement 8 millions. Les plaines arides de la Crau sont mises en valeur grâce au drainage, au colmatage, et à l’irrigation rendue possible par la dérivation des eaux de la Durance. La création de prairies et la construction de bergeries dans la Crau, rendent les éleveurs plus dépendants des propriétaires terriens.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale les troupeaux du bas Languedoc sont rejetés sur les garrigues et pratiquent des transhumances courtes vers les Cévennes et les causses comme le Larzac. La production de coureurs ou broutards (agneaux nourris au lait maternel et à l’herbe) chute et l’engraissement d’agneaux en bergerie devient privilégié. Cependant la transhumance se maintient en basse Provence. En 1954, 350 000 moutons estivent dans les Alpes, dont trois cinquièmes originaires de Crau et de Camargue. Le transport par bétaillères se généralise.

De nos jours, la transhumance concerne 600 000 bêtes pour la montée en alpage .

_______________________________________

Mise en page goelandmedia.prod@gmail.com (C) tous droits réservés

fond photographique BJ(c)06-2016

NOUS CONTACTER 

nous encourager en s' ABONNANT AU BLOG

RETOUR SOMMAIRE 

_____________________________________

SUIVI de la PROGRESSION de nos 3 AMI(e)S sur les

CHEMINS DE SAINT JACQUES ou sur

COMPOSTELLE de 2012 à 2016 - 4 ans de bonheur et de découvertes

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog